DANSE ORIENTALE

                                   BRIGITTE MORIN

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Le terme de danse orientale traduction littérale de l’arabe raqs al-sharqui désigne cependant quelque chose de bien précis : la danse répandue dans l’est du Bassin Méditerranéen qui se caractérise par la rotation et les mouvements onduleux du bassin et des hanches, du buste et des bras, et par de vigoureux hanchements.

La danse orientale n’a pas de date de naissance précise, comme en a, par exemple, la danse classique française. Est-elle née chez les Phéniciens ? (la Phénicie occupait l’emplacement approximatif du Liban actuel). Les Tsiganes l’ont-ils apportée du nord de l’Inde ? A-t-elle été introduite en Egypte par les Turcs ? thèse la plus communément admise, l’Égypte, conquise en 1415 par les Turcs, ayant fait partie de l’empire ottoman pendant plus de 400 ans ; ou bien les Turcs l’ont-ils au contraire apprise des Égyptiens ? Les opinions s’opposent, toutes étayées.

Il semble que ce style de danse soit la survivance d’une forme de danse liée aux rites de fertilité, au culte de la Déesse-Mère des sociétés matriarcales. Ils reproduisaient symboliquement les mouvements de la conception et de l’enfantement et glorifiaient la maternité en représentant la conception mystérieuse de la vie, la souffrance et la joie avec lesquelles une nouvelle âme est mise au monde et célébrait le renouveau de la nature au printemps.

Si cette forme de danse était jadis répandue dans le monde entier, pourquoi la qualifier d’orientale ? Parce que c’est dans les pays acquis à l’Islam, à l’est du Bassin Méditerranéen, qu’elle s’est le mieux conservée et qu’elle a atteint le plus grand raffinement. Elle y est restée vivante. Les femmes dansent entre elles sans avoir jamais pris de leçons. On danse à toutes les occasions, à toute les fêtes : au mariages, bien sur, lors des naissances, pour aider le travail de la mère par le rythme que la danse donne à la respiration et aux battements du coeur ; ou tout simplement pour le plaisir, pour passer le temps.  

Pour conclure, il faut ajouter que la danse orientale ne se danse pas "sur" une musique donnée. Elle n'entre pas non plus "dans" la musique. Elle se fait musique, elle est musique. La danseuse rend les émotions, les états d'âmes générés par la musique et met en relief les qualités propres à chaque instrument.

Les notes de l'Introduction sont tirées en grande partie de;

Suzanne de Soye ,La danse orientale et ses accessoires édité par l'auteur, Paris, 1994